15 avril 2007

Quelques exemples de talent

Jean sait décider, trancher, bousculer ; il a du courage : ces qualités lui permettent de prendre rapidement toutes sortes de décisions que ses prédécesseurs à la tête de l'équipe de foot n’arrivaient pas à prendre. Son talent est la capacité à distinguer instantanément ce qui est bien de ce qui ne l’est pas, selon ses critères ; c’est plus fort que lui, il fait preuve de discernement.

De la même manière, Béatrice sait prendre les gens dans le sens du poil ; elle a toujours le souci de ne pas blesser les autres, de ne pas être à l’origine de conflits. Son talent est l’empathie, la capacité à identifier instinctivement ce qui risque de heurter son interlocuteur ou ce qui peut lui faire plaisir.

Vincent a un souci de perfection. Il est exigeant et fait preuve de vigilance : cela lui permet de mener à bien les projets dont il est responsable, avec de très bons résultats. Son talent : la capacité à identifier avant tout le monde ce qui pourrait présenter un risque pour son projet. Il est doué d'une forte intuition : son système radar fonctionne en permanence, presque malgré lui.

08 avril 2007

Identifions notre valeur ajoutée et notre talent

Une fois vos qualités spécifiques identifiées et passé le premier moment de satisfaction, vous vous direz peut-être : « Je suis bien avancé… À quoi cela me sert-il de savoir tout ça ? Est-ce que cela va réduire mon stress, mes craintes, mon angoisse, ma nervosité ? En quoi ces belles qualités peuvent-elles m’être utiles dans ma famille et dans mon travail ? »

C’est pour répondre à cette question de l’utilité que nous nous sommes intéressés aux notions de talent et de valeur ajoutée.

Nous appelons valeur ajoutée la synthèse des qualités qui répond à la question : « Qu’ai-je de plus que les autres ? Quelle est ma spécificité ? »

Nous appelons talent le don, la qualité spécifique qui nous permet de réussir bien et sans effort certaines activités.

Autrement dit, le talent est à la source de la valeur ajoutée. Le talent est quelque chose d’inné, la valeur ajoutée, au contraire, est un savoir-faire que l’on a développé à partir de ce talent.

25 mars 2007

Trouvons notre propre mode d’emploi

Nous avons tous un savoir-faire unique dans un domaine. Tous, nous avons un ou deux points sur lesquels nous sommes bien meilleurs que les autres. Mais rares sont ceux d'entre nous qui en ont conscience et le reconnaissent facilement. Les autres ont beau nous dire : « Tu es vraiment doué pour écrire / animer une réunion / restaurer un meuble / avoir des idées pour occuper un dimanche pluvieux ou encore, réussir le bœuf en daube », il nous est souvent difficile d'en être pleinement convaincu ! Nous nous reconnaissons ce savoir-faire sans pour autant croire que nous sommes meilleurs que les autres dans ce domaine. Nous avons l’impression que tout le monde pourrait faire la même chose et nous en venons presque à le considérer comme sans valeur.

On pourrait appeler ce phénomène « le syndrome Obélix » : nous sommes tombés dans la marmite de notre talent quand nous étions petits ; nous n’évaluons pas notre force et nous en reprendrions bien une louche de temps en temps…

Prenons pleinement conscience de nos talents et de notre savoir-faire : utilisons-les consciemment et de plus en plus souvent. Tout ce que nous faisions auparavant, avec succès, avec « génie », mais par hasard, nous vous proposons dans le livre de l’identifier puis de le reproduire et de l’enrichir de manière consciente et volontaire.

18 mars 2007

Appuyons-nous sur nos points forts

Gilbert vient de divorcer et depuis 6 mois, il assume seul l’éducation de ses filles de 15 et 17 ans. Les deux sont en échec scolaire : l’aînée, titulaire du brevet des collèges, n’a pas poursuivi l’école après la seconde et s'est inscrite sans conviction aux cours d’une école hôtelière ; la seconde, ayant déjà redoublé deux fois, est mal partie. Les rapports père-filles oscillent entre mutisme absolu et réponses agressives à la moindre de ses questions. Gilbert est inquiet de cet état de fait. Son objectif premier est de remobiliser ses filles dans leurs études, quitte à leur faire changer de voie, puis de rétablir de bonnes relations avec elles.

Les difficultés rencontrées sont classiques : comment renouer le contact avec ses enfants, les motiver, renforcer le niveau d’exigence, mieux gérer les tensions et les conflits ? Sa vie n’est pas en jeu, celle de ses filles non plus. Il est simplement conscient que tous les trois peuvent faire beaucoup mieux que ce qu’ils faisaient jusqu’à présent et être plus heureux ensemble.

Le mode de fonctionnement de Gilbert est une combinaison de repli et de fuite. Nous l’avons aidé à renforcer sa confiance en ses capacités à prévoir, anticiper et arrondir les angles.

Par exemple, nous l’avons aidé à mettre en évidence ses succès professionnels : dans son travail, il n’a pas son pareil pour créer un climat harmonieux, et donc plus efficace. Alors, pourquoi pas chez lui ?

Peu à peu, il a observé à quel point ses enfants ont confiance en lui et dans la démarche qu’il est en train de mettre en œuvre. Cette dynamique lui a donné beaucoup d’énergie. Son crocodile, rasséréné, lui a mis de moins en moins de bâtons dans les roues.

Le dialogue se renoue avec ses filles, avec elles il rencontre des conseillers d’orientation et il s’est démené pour les aider à trouver des stages dans les domaines qui les attirent.

11 mars 2007

Mieux nous connaître

Martin vient de perdre son emploi de directeur financier dans une entreprise industrielle. Cinq ans auparavant, il a déjà eu un accident de carrière et il se pose des questions sur son aptitude à garder un poste. En façade, Martin est sûr de lui, un peu « Monsieur Je sais tout ». Il obtient de bons résultats, mais au prix de tensions internes et, par moments, de paroles désagréables.

Il recherche un autre poste de directeur financier mais ne parvient pas à convaincre ses interlocuteurs qu’il est « la bonne personne ». Quand on lui demande ce qu’il a de plus que les autres, il a du mal à répondre de manière pertinente. Il sait parler de ce qu’il a accompli, des dossiers difficiles, des résultats obtenus, mais cela ne suffit pas. Il n’arrive pas à exprimer clairement ses points forts. Les chasseurs de têtes et responsables ressources humaines, habitués à décrypter les candidats, perçoivent vite les incohérences entre son discours affirmé et l’impression générale qui se dégage de lui : un homme mal à l’aise avec lui-même et n’ayant pas un très bon relationnel. Malheureusement pour lui, ce genre de doutes fait souvent pencher la balance du mauvais côté.

Il est conscient de ces contradictions. Ne parvenant ni à les nommer, ni à en sortir, il  souffre.

Le travail que nous avons mené avec Martin lui a permis de mieux comprendre qui il est, quels sont les objectifs qu’il peut se fixer avec confiance et comment exprimer son projet professionnel afin que les recruteurs adhèrent à son discours.

Nous l’avons aidé à mettre en évidence ses points forts, à mieux gérer ses points faibles et à renforcer la cohérence de sa présentation. Ce qu’il dit cadre mieux avec sa personnalité et son désir d’évolution de carrière. Les résultats ont été au rendez-vous : quelques semaines plus tard, les contacts qu’il avait se sont concrétisés.

04 mars 2007

« Deviens ce que tu es »

Cette injonction suscite enthousiasme mais aussi frustration : « Devenir ce que je suis, oui, avec plaisir, mais comment faire ? »

C’est une aspiration profonde pour la plupart des gens. Comment rester insensible à cet appel à être, à nous dépasser sans nous renier ? Ce projet est bien loin des reproches et critiques que nous avons entendus et que nous nous adressons à nous-mêmes depuis l’enfance : « Arrête d’être désordonné / menteur / paresseux / complaisant / agressif / bavard… »

Est-il possible de devenir tout ce à quoi nous aspirons sans avoir à tricher, à être quelqu’un d’autre ?

Seul le travail d'une vie entière permettra d'atteindre ce « tout ». En revanche, l’expérience montre que chacun d’entre nous a des marges de progrès importantes avec des bénéfices rapidement perceptibles.